Dans le riche parcours de Roberto Mussapi, que plusieurs volumes ont déjà permis de faire connaître en France et qui fut notamment salué par Yves Bonnefoy, La Plume du Simorgh, en 2016, a marqué une date importante. La poésie de Mussapi y prend une tournure narrative encore plus marquée que dans ses livres précédents, en même temps qu’elle donne la parole à des personnages célèbres ou obscurs qui nous racontent leur aventure, en une étroite proximité avec le monologue de théâtre.
La fascination pour l’Orient aimante tout ce livre où le voyage poétique est placé sous le signe du Simorgh, l’oiseau mythique de l’ancienne Perse niché dans l’arbre de la Connaissance, si vieux qu’il a déjà vu trois fois la fin du monde. Dans chacun des récits qui se succèdent ici, reprenant la quête de cet oiseau divin, symbole de sagesse et de beauté, Roberto Mussapi invite le lecteur à se demander quel est le véritable but du voyage de sa vie.
Ce recueil où s’unissent l’imaginaire des Mille et Une nuits et celui de l’Occident chrétien est ainsi un appel à rendre sa liberté à l’imagination créatrice dans la poésie du vingt-et-unième siècle.
Né en 1952 à Coni, dans le Piémont, Roberto Mussapi vit à Milan où il a travaillé comme éditeur et critique littéraire. Poète, il est également l’auteur d’une importante production théâtrale. Il est marié à l’artiste-peintre Teresa Maresca. Son œuvre est traduite dans de nombreuses langues.