GÉRARD BOCHOLIER

J'APPELLE DEPUIS L'ENFANCE

poèmes

PARUTION LE 18 SEPTEMBRE 2020

Ce nouveau recueil de Gérard Bocholier n’est pas seulement une évocation de l’enfance du poète, écrite à l’heure de prendre congé d’une maison familiale, c’est aussi une question inquiète adressée à l’enfant qu’il fut : lui est-il demeuré fidèle ?
La première partie, la plus ample, est un hommage rendu par « L’enfant de septembre » aux lieux et aux êtres qui ont bâti sa personnalité. D’eux provient l’héritage immatériel qui a fondé sa vocation poétique. À ces âmes simples qui composaient pour lui un riche « livre de présences », entre Auvergne et Franche-Comté, l’auteur rend hommage dans des poèmes pleins de mélancolie rêveuse. Leurs travaux et leurs jours étaient un silencieux enseignement : « Y eut-il plus belle école ? »
Dans la deuxième partie, « Qui j’étais », le questionnement se fait plus anxieux au souvenir du douloureux passage de l’enfance à l’adolescence, quand les « rôles » que l’on croit devoir tenir constituent un « théâtre d’illusions » où l’on pourrait se perdre. La vérité du moi à venir se voile et se dévoile en même temps : « Toujours je m’étonne / Du garçon étrange / Croisé sous les porches / Qui me ressemblait // J’ai bu toute honte / Etouffé mes plaintes / Qu’aurait-il pensé / De cet égaré ? »
C’est cette vérité intime que la poésie aura pour tâche un jour de purifier, au plus près de la prière, pour la transformer en offrande. Les lecteurs de Gérard Bocholier reconnaîtront dans les 33 poèmes de la troisième partie, tous composés de deux quatrains, un prolongement des trois livres de Psaumes qu’il a publiés ces dernières années. Ces « Chants pour la fin » font ainsi figure de préparation à l’entrée dans l’éternité : « Veilleur dans un paysage / De tristesses apaisées / J’avance vers le sommet / D’où tous les morts nous regardent. »

 

Gérard Bocholier est né en 1947. Il vit à Clermont-Ferrand, où il dirige depuis trente ans la revue Arpa. Il a publié de nombreux essais sur la poésie moderne et près d’une quarantaine de livres de poèmes, dont Tisons, paru en 2018 aux éditions de La Coopérative.

 

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À l’heure de l’automne, lorsque les souvenirs et les promesses d’enfants se confrontent au chemin parcouru, lorsque, enfin, une vie d’écriture mène à l’épure de la rosée, d’un rayon de soleil, d’un psaume en témoignage,
alors, le poète peut, calmement, faire face. « Non, la mort n’est pas absence/ L’absence n’est pas la nuit/Hors du temps bruit le silence/Je bois ton aube infinie », écrit Gérard Bocholier dans son nouveau livre. Une poésie profonde, cristallisée au fil de près de 40 recueils, d’essais et d’une grande revue de poésie, Arpa, qu’il dirige depuis trente ans. Il dit ici l’intime, les lieux et les doutes d’une vie, en usant d’une qualité devenue rare : la discrétion. Peut-être le privilège d’une foi libre, qui laisse se rafraîchir à de nouvelles sources les mots et les images que certains abandonnent.
Stéphane Bataillon, La  Croix L'Hebdo, 31 octobre 2020.

 

Un homme nous parle, sans grandiloquence, de son voyage qui s’achemine doucement vers sa fin. Il ne fut épargné ni par le désir, ni par l’échec. A l’heure où le soir tombe c’est bien l’enfant, en lui, qui appelle encore ; un enfant amoureux qui n’a pas trahi son rêve, malgré tant de raisons d’y renoncer. Ayant traversé les heures les plus sombres du désir insatisfait ou de l’abandon cruel, il n’a pas déserté. Si le cœur avoue parfois sa détresse ou son désenchantement, les mots qui l’expriment, l’affermissent et le relèvent. Toujours plus épuré, le chant en trébuchant, monte vers sa cime : Ces folles caresses rêvées / Ces intimes moissons de chair / … Qui saura ce qu’elles coûtèrent / De nuits âcres d’aubes navrées.

(...) Si éloignée des conventions anorexiques, souvent indigentes de notre époque, la voix qui parle ici ne s’embarrasse pas de précautions, pour délivrer le chant du cœur et de l’âme étroitement liés. Elle accueille, transfigure nos émotions. Grâce à Gérard Bocholier, rejaillit l’hymne universel de supplication et de louange qui traverse les âges. C’est la plus pure poésie.

Jacques Robinet, Poezibao, 7 octobre 2020.

 

 

 

ISBN 979-10-95066-33-0

144 p., broché, papier Salzer 90g, 16 €

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Au programme dans les mois à venir : Natalie Clifford Barney, Jean Chalon, Charles Dullin, Mireille Gansel, Gérard Bocholier, Béatrice Douvre, Germont, Alain Lévêque, Eduard Mörike, Jacques Robinet... et bien d'autres surprises !

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